1ère édition de l’Observatoire Silvita des résidences seniors – Mars 2026
Au cours de la décennie 2020-2030, nous assisterons à une hausse sans précédent du nombre de seniors âgés de 75 à 84 ans. Leur nombre passera ainsi de 4,1 millions à 6 millions entre 2020 et 2030. Cette population, souvent autonome mais fragilisée par l’âge, exprime de forts besoins en termes de lien social, d’habitat adapté, de sécurité et de services et activités dédiés. La recherche d’un lien social fort pour faire face à un isolement croissant est certainement leur première demande. Les résidences services seniors, qui couvre désormais l’ensemble du territoire, apportent une réponse concrète.
Cette première édition de l’Observatoire SILVITA des résidences seniors, réalisée avec JCB Strat Santé & Seniors, dresse un état des lieux du parc de résidences services seniors (RSS) à fin 2025 ainsi que ses perspectives de développement à l’horizon 2027. Elle confirme le rôle essentiel de cet habitat intermédiaire dans le parcours résidentiel des personnes âgées.
Une croissance continue du parc malgré un ralentissement à partir de 2025
À fin 2025, on comptait en France 1 338 résidences en exploitation pour 108 286 logements. Le nombre de RSS en exploitation aura ainsi plus que doublé entre 2017 et 2025, tandis que le nombre de logements en RSS aura été multiplié par 2,5 sur la même période.

Une croissance historique du parc entre 2017 et 2025
À fin 2025, le nombre de résidences services seniors (RSS) en exploitation s’élevait à 1 338 pour 108 286 logements en France. Ce résultat est le fruit d’une dynamique continue de mise en exploitation de résidences de grande taille depuis 2017

2026, l’année du basculement démographique
Alors que la croissance passée de l’offre s’est faite à démographie constante sur sa population « coeur de cible » (les 80-85 ans), 2026 marque en effet une rupture historique avec l’arrivée massive des premiers baby-boomers à l’âge d’entrée en résidence (+1,1 million de personnes sur cette tranche d’âge entre 2026 et 2031). Ce choc démographique crée un besoin structurel inédit de solutions d’habitats intermédiaires pour les années à venir.


